mercredi 13 décembre 2017

Paris est tout petit - Maïté Bernard



Inès veut entrer à Sciences-Pô. Elle habite en banlieue, est musulmane et, l'année de son bac, trouve un job de femme de ménage chez les Brissac, une famille très aisée qui vit dans le 7e arrondissement de Paris. À la fin de son premier jour de travail, le fils aîné d ela famille, Gabin, la raccompagne et ils s'embrassent dans l'ascenceur.

"Paris est tout petit pour ceux qui, comme nous, s'aiment d'un si grand amour." Inès et Gabin font de cette phrase leur credo.

Et puis le soir de l'attentat du Bataclan, le pire se produit. Dès lors, leur histoire prend d'autres couleurs, celle de l'après.

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On ne peut pas faire plus hors sujet sur ce blog que ce livre : de la jeunesse, et pas d'imaginaire. Autant annoncer tout de suite : je ne suis pas dans mon élément. Mais avec cette nouvelle année qui arrive, j'ai décidé de ne pas lire QUE les nouveautés en imaginaire ados, et de ratisser un petit peu plus large, afin de répondre à une clientèle, elle aussi, un peu plus large (comment ça, tous les ados n'aiment pas la même chose que moi !?)

J'ai commencé cette super résolution avec un livre au thème un peu particulier et pour lequel j'avais beaucoup d'attentes.
Paris est tout petit est l'histoire de Inès, qui rencontre Gabin alors qu'elle débute un boulot de femme de ménage chez lui. Elle, elle prépare Science Po, elle est musulmane et vit en banlieue. Elle fait tout pour sortir des préjugés et des clichés. Lui, il est bobo parisien, ses parents sont riches, et il a une phobie scolaire. Tout les opposes, mais tout les attire... jusqu'au tristement fameux 13 novembre, lorsque les attentats du Bataclan vont faire basculer leur vie.

L'histoire est prenante, perturbante, et en même temps j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose, car je n'ai pas réussi à partager les sentiments et les sensations de Inès. Je n'ai pas ressenti de peine, de peur ou de deuil, alors que les événements relatés ont touché chacun d'entre nous, d'autant plus que je suis une vraie pleureuse quand je lis des histoires tristes. J'ai été touchée mais pas transportée. J'attendais beaucoup plus de choses.

Par contre, le livre m'a quelque peu réconcilié avec Paris : j'ai du mal avec cette ville, car j'ai tendance à n'en voir que les mauvais côtés. J'y ai des mauvais souvenirs, un accident, et quelques autres choses qui font que je n'y passe que quand j'ai le choix, mais l'amour de Gabin pour la capitale a été communicatif : je suis prête à lui laisser une vraie seconde chance et à voir son plus beau jour.

La photo est de moi, car la couverture n'est pas encore disponible.
Livre à paraître en février 2018.

mardi 5 décembre 2017

Citoyen de la Galaxie - Robert Heinlein


Dans la Galaxie l'esclavage est pratique courante. Le jeune Thorby,
orphelin, se trouve vendu aux enchères sur le marché de la planète capitale.
Mais son nouveau propriétaire, Baslim, se révèle différent de ce que son aspect de vagabond unijambiste laisse croire : abolitionniste, il espionne pour le compte de la Ligue des Libres Marchands.
Quand les autorités impériales confondront Baslim, qui a adopté Thorby, ce dernier devra fuir à travers les mondes innombrables de cette Galaxie hostile.

Lui reste à découvrir la vérité sur ses origines...

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Je découvre seulement Robert Heinlein, dont j'avais entendu parler pour la première fois dans Morwenna de Jo Walton (aka le livre qui est dans mon top 3 de tous les temps). J'avais peur que le style et l'histoire aient mal vieillis, ou alors de ne pas lire le livre le plus représentatif de l'auteur et d'être déçue (je l'ai trouvé à un festival de musique, sur un stand humanitaire, c'était le seul livre de SF de tout le stand, j'ai pris ça comme un signe que ce livre était pour moi).

Je crois que je suis rarement rentrée aussi rapidement dans une histoire de SF qui a plus de 50 ans. Dès la première page, j'avais envie de savoir ce qui allait se passer, je visualisais le décors. J'ai été à fond pendant toute ma lecture.
Le style est parfait, mesuré, juste comme il faut : il y a des descriptions quand elles sont nécessaires, et elles ne sont pas là quand elles ne seraient pas pertinentes.
De plus, l'auteur donne des précisions scientifiques à son récit : on a le droit à pas mal d'explications physiques et mathématiques, qui peuvent être un peu repoussantes, mais qui sont suffisamment courtes et claires pour que ceux que ça intéresse comprennent. 

Pour ce qui est de Thorby, je me suis aussitôt attachée à ce petit gars malmené par la vie. J'aime beaucoup les histoires où on voit grandir un personnage, où il prend en maturité.
Thorby m'a tellement émue par moments, que je me suis retrouvée à avoir la gorge nouée dans certains moments où il se sentait mal (et bizarrement, pas ceux auxquels on pourrait penser). 

Le seul (gros) problème de ce livre est que je n'ai pas accroché à sa fin : les cent dernières pages ne m'ont pas intéressées. Ou plutôt, si, mais je partageais le sentiment du personnage : partir au plus vite retrouver sa vie, celle qui l'aime, et laisser derrière lui cette famille à qui il ne doit rien et qui est si hypocrite. Là, je suppose que c'est le talent de l'auteur, car je partageais chaque sentiment de Thorby. Mais j'aurais tout de même voulu que la fin soit différente. 

Je le recommande vivement, cette histoire est très sympa à lire.

mercredi 29 novembre 2017

La Porte des Enfers - Laurent Gaudé


Au lendemain d'une fusillade à Naples, Matteo voit s'effondrer toute raison d'être. Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s'enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville.

Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l'impénitent curé don Mazerotti, et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d'étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu'on peut y descendre...

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Aujourd'hui, jour exceptionnel, je vous parle du livre préféré de l'auteur préféré de mon papa. Je suis baignée dans la lecture depuis toujours, mais pourtant ce n'est pas quelque chose que je partage beaucoup avec lui ("science-fiction" se résume pour lui à des histoires inutiles avec des monstres, je vous raconte pas les conversations qu'on peut avoir ensemble......). Lorsque j'ai découvert que son cher Laurent Gaudé était présent à la Foire du Livre de Brive, je me suis dis que ce serait l'occasion de découvrir quelque chose de nouveau, et en même temps d'avoir un de ces moments père-fille qu'on a étrangement beaucoup moins en grandissant et en habitant chacun à un bout de la France.

Finalement, je me rends compte qu'avec mon cher papou, on a des goûts communs en matière de littérature. L'écriture de Laurent Gaudé est sublime, simple, efficace. L'auteur nous happe dès les premières lignes dans un tourbillon de pensées, dans une atmosphère pesante et essoufflante.
La presque absence de dialogues nous entraîne à l'intérieur même des personnages, dans leur monde et leurs pensées, là où les autres protagonistes n'ont pas leur place. On a une histoire qui se centre sur l'Individu, son vécu, ses émotions, sa perception du monde. J'ai trouvé ça très fort.

Le thème m'a aussi beaucoup plu, car le livre parle de deuil, d'acceptation et un peu de recherche de soi. Pourtant je dois avouer que je suis restée un peu sur ma faim. La parenthèse dans mes habitudes de lecture m'a fait du bien, j'ai eu le sentiment de souffler en m'éloignant de mon travail et en allant vers une littérature que j'ai tendance à bouder, mais qui me fait de l'oeil. Malheureusement, ça ne suffit pas à ce que la lecture passe de "divertissante" à "bonne". Elle reste encore trop loin de mon élément pour que j'accroche complètement.


(Petite parenthèse finale, j'ai aussi noté beaucoup de similitudes avec ma lecture précédente : La Mort du Temps, qui parle de deuil, de refus d'accepter la mort d'un proche et de ce qu'on est prêt à faire pour l'autre. Le tremblement de terre est aussi dans la thématique. Donc le grand mystère à résoudre est de savoir si Aurélie Wellenstein avait lu La Porte des Enfers avant d'écrire son roman...?)

mardi 21 novembre 2017

Heartless - Marissa Meyer


Vous êtes vous déjà demandé qui était la Reine de Coeur avant Alice aux pays des merveilles ?

La Reine de Coeur n’a pas toujours été la terrible souveraine d’Alice au pays des merveilles. Avant d’être couronnée, elle s’appelait Catherine et rêvait de devenir la plus grande pâtissière du royaume. Mais le sort a décidé de lui jouer un vilain tour : le Roi de Coeur veut absolument l’épouser et les parents de Catherine, très ambitieux, placent de gros espoirs en cette union.
Catherine, elle, veut vivre librement et aimer celui qui fait battre son coeur : Badin, le bouffon du Roi.
Malheureusement au pays des merveilles, où s’entrechoquent magie, folie et monstres, les contes n’ont pas tous une fin heureuse…

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Ce que j'ai pu être enthousiaste à l'idée de me plonger dans Heartless. Sa saga précédente, Les Chroniques Lunaires avait été un véritable coup de coeur, malgré le fait que je n'ai pas eu l'occasion d'aller jusqu'au bout. 
Je ne suis pas particulièrement fan de Alice au Pays des Merveilles, mais l'idée de replonger dans la narration de Marissa Meyer m'enchantait.

Le problème de ce livre, c'est qu'on connaît la fin. On sait ce que l'héroïne va devenir, la question est plutôt de savoir pourquoi. Meyer a pris beaucoup de libertés avec l'histoire et, n'ayant pas lu l'original, je ne sais pas non plus à quel point elle s'est appropriée l'univers. Ce qui ressort de ma lecture est un sentiment mitigé. J'ai adoré l'histoire, j'étais captivée, impossible de lâcher le livre, et pourtant il y a un arrière-goût d'arnaque dans tout ça. Catherine est trop bien, trop parfaite pour pouvoir devenir la Reine de Coeur. Il manque trop de violence dans ce monde un peu farfelu. Alors, est-ce que c'est voulu ? est-ce qu'on est dans un conte de fée, même si celui-ci ne fini pas bien ? Je ne sais pas.

Meyer est une magicienne des mots, son style est parfait et précis, mais son histoire est trop douce, elle fait un peu trop rêver pour être celle de la Reine de Coeur. Plus je prends de recul sur cette lecture, plus j'ai l'impression d'avoir été ensorcelée par l'auteur et que la magie retombe. Résultat ? je ne sais pas quoi en penser. Ce n'est dans tous les cas pas un coup de coeur, mais ça a été une lecture très agréable, qui me donne très envie de découvrir l'original.

dimanche 19 novembre 2017

La Mort du Temps - Aurélie Wellenstein [+ rencontre avec l'auteure]

On est tous d'accord que côté activité, par ici, c'est le néant. Je lis énormément, mais je ne prends pas le temps de me poser derrière mon ordinateur et d'écrire quelque chose de convenable. Je dirais bien comme excuse "c'est parce que je ne lis que de la jeunesse", mais en fait, je ne poste pas plus sur mon autre compte, Le Petit Dragon qui Lit. L'excuse est bidon.

Je vais donc réfléchir à supprimer l'autre compte, n'en faire qu'un seul, puisque je n'arrive pas à caler beaucoup de lectures "plaisir" au milieu des lectures "boulot". Donc c'est parti, je vais me mettre un coup de pied aux fesses et revenir vous parler plus en profondeur de mes lectures (et pas que en quelques mots sur instagram comme je le fais aussi). Et aux bonnes résolutions s'accompagne un article un peu particulier sur une belle rencontre que j'ai faite.



Un éclair aveuglant, suivi d'une terrible onde de choc...En l'espace de quelques minutes, un séisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n'est plus. Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement. Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d'un refuge dans ce chaos. Talonnée par le "Flash", réplique mortelle du tremblement de terre, elle rencontre d'étranges créatures, amies ou ennemies, issues de siècles différents. Pour la jeune fille, une lutte terrifiante s'engage au rythme des pulsations du Flash. Si elle s'arrête ou ralentit, elle sera anéantie...

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Foire du Livre de Brive 2017,
J'ai enfin eu l'occasion de rencontrer Aurélie Wellenstein. Vous le savez sûrement, je suis fan de ses romans. Je l'ai découverte avec Le Roi des Fauves, puis Les Loups Chantants. Cette femme m'émerveille par la profondeur de ses écrits, qui sont pourtant littérairement parlant très simples. La plume est fluide, à destination d'un public adolescent, mais les thèmes abordés sont violents.
La Mort du Temps est le récit d'une fuite, d'un contre-la-montre qui se joue contre le Temps lui-même, car celui-ci a perdu les pédales. Callista se réveille dans un Paris où se retrouvent différentes époques, où elles s'entassent et s'emmêlent sans aucune organisation logique.
Elle va faire la rencontre de Rolland, de Jeanne et de Gascogne, qui vont l'accompagner dans une aventure un peu spéciale.

En dehors du côté post-apocalyptique assez sympa, ce que j'aime par-dessus tout c'est son traitement du comportement humain. Avec Aurélie Wellenstein, il n'y a pas de monde tout rose. Ses héros sont torturés, ils ont tous une part de démon, soit physique, soit psychique.
Encore une fois elle accompagne son histoire de créatures hybrides, d' "hommes-animaux". Dans chacun des trois livres que j'ai lu d'elle, le monstre y a une place centrale. La question est : qui est le monstre ? Celui qui est difforme, ou celui qui se comporte mal ? Qu'est-ce que le mal, quand il s'agit de survie ?

Et au milieu de cette fuite et de cette monstruosité, c'est une histoire sur le deuil, la peur de la solitude, la tolérance et surtout la conscience. Comment vivre avec soi-même quand on fait des choix irréversibles.
Heureusement, au milieu de tout ce drama (qui est en partie suggéré), il y a les personnages secondaires, qui ajoutent une dimension amusante, amicale, voir familiale au récit. On n'est pas submergés par des émotions trop violentes.

Encore une fois, s'il n'y avait qu'un défaut à relever, c'est le style d'écriture. Il mériterait d'être complexifié et à destination des adultes, car je ne suis pas sûre que les thèmes touchent beaucoup d'adolescents. Mon expérience de libraire m'a prouvé qu'il est très dur de conseiller ses livres, car ils sont entre deux publics. Je rêve du jour où Aurélie Wellenstein écrira pour les adultes, avec un style adapté. Et là, ses livres seront des chefs d'oeuvre.


Pour ce qui est de ma rencontre avec elle, c'était un moment très particulier. Déjà, elle s'attendait à ma venue, elle était prévenue qu'une de ses grandes admiratrices allait venir la voir. Du coup, j'étais assez gênée quand je me suis retrouvée face à elle, et je ne suis pas sûre d'avoir réussi à exprimer à quel point ses livres me touchaient et à quel point ses thématiques m'inspiraient. Elle a une imagination proche de la mienne et tout ce qu'elle fait m'inspire ou m'a déjà inspiré par le passé. S'il y a bien une auteure que je suis de près, c'est elle, et j'ai tellement hâte de découvrir son prochain roman, à paraître en 2018 !

jeudi 12 octobre 2017

Récap' lecture d'été / prix Elbakin & autres.

Hello tous !
L'été fut mouvementé, mais pas du côté du blog que j'ai un peu laissé à l'abandon. La raison ? une petite panne de lecture, et quand j'arrivais enfin à ouvrir un bouquin, c'était de la jeunesse, rien de bien intéressant par ici, donc.

Depuis le dernier post, à savoir Shikanoko, j'ai lu pas mal de belles choses et je vais vous en parler brièvement ici, jeunesse ou non (quitte à ne faire qu'un post, autant le faire bien !)



Lady Helen le club des mauvais jours,
Première lecture effectuée pour le Prix Elbakin.net, dont j'ai été jury par intérim cette année. On est au coeur d'une histoire qui aurait pu être écrite à la fois par Jane Austen et par Bram Stocker. En plein monde fantastique, j'ai aussi beaucoup pensé à Penny Dreadful pendant ma lecture. J'ai adoré le côté léger et romantique Austenien, le tout dans un univers frôlant le steampunk. Pourtant, malgré le fait que j'ai adoré la lecture, je ne suis pas particulièrement tentée de lire la suite.



Le Lien du Faucon
Petit bijou français, déniché lui aussi pour le Prix, qui nous emmène dans l'univers des fauconniers, par le biais de trois personnages qui vont se croiser et dont les destins sont liés. L'histoire est très originale, très bien traitée, et malgré quelques passages prévisibles et des dialogues peu naturels, ça a été une très belle surprise et un super moment de lecture.




Les Sorcières du Clan du Nord
Le petit dernier du Prix dont j'ai envie de vous parler ! Après, promis, j'arrête. Deux filles, nées à la même seconde de la même heure, du même jour, de la même année sont échangées à la naissance. L'une est une sorcière, l'autre non. Autour de leur naissance existe une prophétie. Résumé un peu expéditif et cliché, tout autant que les sorcières qui sont moches, habillées de noir, sales et qui vivent loin de la technologie et de la société. On nage dans le cliché, mais le style fluide et les deux héroïnes attachantes rendent quand même cette histoire très agréable à lire. Ce n'est pas une pépite, mais c'est une bonne histoires pour celles qui aiment les sorcières d'Halloween.


Chroniques Martiennes
Ah, on passe aux choses sérieuses. Seule lecture SFFF pour adultes de mon été, quel bonheur de retrouver des vaisseaux spatiaux, un style pour adultes et de la réflection profonde ! J'ai trouvé ce livre lent, du fait d'être un enchaînement de nouvelles. J'ai eu du mal à me repérer dans le temps, je n'ai pas compris l'architecture du texte, mais dans le fond ce livre m'a fait du bien, car je partage totalement l'avis de l'auteur sur l'Humanité, son avenir, la colonisation, et l'exploration spatiale. De plus, j'ai trouvé le récit des premières expéditions absolument génial. Et ma nouvelle préférée est de loin Usher II, qui était totalement à part dans ce récit.


Les Royaumes du Nord & La Tour des Anges
Relecture du premier volume après probablement pas loin de 15 ans, je me suis rendue compte que je me souvenais très bien des grandes lignes de l'histoire. Du coup, même si j'ai apprécié l'univers, je n'ai pas eu de surprises pour le premier tome. Par contre, sa suite était totalement inédite pour moi, et.... je n'ai pas été emballée. Voilà. C'est dit. Cette série dont tout le monde me parle, ce coup de coeur intergalactique, ne m'a pas transportée. Je suis restée de marbre face à l'histoire, et même si l'univers est magique, magnifique et que le cadre a tout pour me plaire, la magie n'a pas opéré. Du coup, j'ai le tome 3 sur la main, mais je ne pense même pas le lire tant ça a été fastidieux avec le 2e, qui pourtant était assez court.

Voilà pour l'imaginaire. Il y a eu d'autres lectures, mais qui sont à des années lumières du thème du forum, donc que je ne vais pas prendre la peine de mentionner.

Il y a aussi eu la création d'un compte Instagram, où je compte parler en bref de toutes mes lectures, que ce soit des romans de SFFF, de la jeunesse, des BDs, n'importe quoi que je peux lire. Pour les intéressés, je vous le donne en mile.... mon pseudo c'est @ledragonquilit :D 

Sur ce, bonne journée à vous, et j'espère revenir rapidement avec de belles lectures !

jeudi 3 août 2017

Shikanoko, la Princesse de l'Automne - Lian Hearn


Le masque de Shikanoko est brisé. Il retourne chez le sorcier de la montagne. Malgré les catastrophes et la bataille pour le trône du lotus, il espère retrouver Akihime, la princesse de l'automne, et l'enfant empereur.

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A peine le premier tome terminé, je me suis jetée sur la suite. Pourtant je n'avais pas eu beaucoup de mal à lâcher le livre jusqu'ici, je ne l'ai pas trouvé addictif du tout, mais quelque chose dans l'ambiance m'empêchait de passer à un autre livre (pourtant j'ai des lectures bien plus urgentes !).

Dans ce deuxième tome, l'histoire se densifie, les personnages prennent du caractère et les mystères s'accumulent. On commence à comprendre la complexité de l'intrigue, alors qu'elle est pourtant amenée et décrite avec simplicité. On n'est plus dans la mise en place mais dans le coeur de l'action.

Même si ce livre est étiqueté "jeunesse", je continue à trouver qu'il n'en est pas vraiment. Le style permet d'aborder avec détachement des sujets qui ne le sont pas vraiment, mais ce n'est pas pour autant abordable pour tous les adolescents. 
D'un autre côté, j'ai lu de nombreux livres où un style trop simple m'empêchait de me projeter et d'être empathique envers les personnages, mais ici, et c'est là tout le talent de l'auteur, ce n'est pas le cas. Sa plume va à l'essentiel, sans être légère pour autant. Elle est comme inexistante, sans style, sans saveur, sans humour. On ne sent pas du tout la marque de l'auteur, ou celle d'un narrateur. On n'a que le nécessaire à l'histoire. Je ne sais pas par quel moyen elle y parvient, mais ça ajoute une qualité indéniable à cette oeuvre.

J'attends vivement la suite pour me faire un avis général sur cette série, mais pour l'instant elle ne fait que grandir dans mon estime.