jeudi 12 octobre 2017

Récap' lecture d'été / prix Elbakin & autres.

Hello tous !
L'été fut mouvementé, mais pas du côté du blog que j'ai un peu laissé à l'abandon. La raison ? une petite panne de lecture, et quand j'arrivais enfin à ouvrir un bouquin, c'était de la jeunesse, rien de bien intéressant par ici, donc.

Depuis le dernier post, à savoir Shikanoko, j'ai lu pas mal de belles choses et je vais vous en parler brièvement ici, jeunesse ou non (quitte à ne faire qu'un post, autant le faire bien !)



Lady Helen le club des mauvais jours,
Première lecture effectuée pour le Prix Elbakin.net, dont j'ai été jury par intérim cette année. On est au coeur d'une histoire qui aurait pu être écrite à la fois par Jane Austen et par Bram Stocker. En plein monde fantastique, j'ai aussi beaucoup pensé à Penny Dreadful pendant ma lecture. J'ai adoré le côté léger et romantique Austenien, le tout dans un univers frôlant le steampunk. Pourtant, malgré le fait que j'ai adoré la lecture, je ne suis pas particulièrement tentée de lire la suite.



Le Lien du Faucon
Petit bijou français, déniché lui aussi pour le Prix, qui nous emmène dans l'univers des fauconniers, par le biais de trois personnages qui vont se croiser et dont les destins sont liés. L'histoire est très originale, très bien traitée, et malgré quelques passages prévisibles et des dialogues peu naturels, ça a été une très belle surprise et un super moment de lecture.




Les Sorcières du Clan du Nord
Le petit dernier du Prix dont j'ai envie de vous parler ! Après, promis, j'arrête. Deux filles, nées à la même seconde de la même heure, du même jour, de la même année sont échangées à la naissance. L'une est une sorcière, l'autre non. Autour de leur naissance existe une prophétie. Résumé un peu expéditif et cliché, tout autant que les sorcières qui sont moches, habillées de noir, sales et qui vivent loin de la technologie et de la société. On nage dans le cliché, mais le style fluide et les deux héroïnes attachantes rendent quand même cette histoire très agréable à lire. Ce n'est pas une pépite, mais c'est une bonne histoires pour celles qui aiment les sorcières d'Halloween.


Chroniques Martiennes
Ah, on passe aux choses sérieuses. Seule lecture SFFF pour adultes de mon été, quel bonheur de retrouver des vaisseaux spatiaux, un style pour adultes et de la réflection profonde ! J'ai trouvé ce livre lent, du fait d'être un enchaînement de nouvelles. J'ai eu du mal à me repérer dans le temps, je n'ai pas compris l'architecture du texte, mais dans le fond ce livre m'a fait du bien, car je partage totalement l'avis de l'auteur sur l'Humanité, son avenir, la colonisation, et l'exploration spatiale. De plus, j'ai trouvé le récit des premières expéditions absolument génial. Et ma nouvelle préférée est de loin Usher II, qui était totalement à part dans ce récit.


Les Royaumes du Nord & La Tour des Anges
Relecture du premier volume après probablement pas loin de 15 ans, je me suis rendue compte que je me souvenais très bien des grandes lignes de l'histoire. Du coup, même si j'ai apprécié l'univers, je n'ai pas eu de surprises pour le premier tome. Par contre, sa suite était totalement inédite pour moi, et.... je n'ai pas été emballée. Voilà. C'est dit. Cette série dont tout le monde me parle, ce coup de coeur intergalactique, ne m'a pas transportée. Je suis restée de marbre face à l'histoire, et même si l'univers est magique, magnifique et que le cadre a tout pour me plaire, la magie n'a pas opéré. Du coup, j'ai le tome 3 sur la main, mais je ne pense même pas le lire tant ça a été fastidieux avec le 2e, qui pourtant était assez court.

Voilà pour l'imaginaire. Il y a eu d'autres lectures, mais qui sont à des années lumières du thème du forum, donc que je ne vais pas prendre la peine de mentionner.

Il y a aussi eu la création d'un compte Instagram, où je compte parler en bref de toutes mes lectures, que ce soit des romans de SFFF, de la jeunesse, des BDs, n'importe quoi que je peux lire. Pour les intéressés, je vous le donne en mile.... mon pseudo c'est @ledragonquilit :D 

Sur ce, bonne journée à vous, et j'espère revenir rapidement avec de belles lectures !

jeudi 3 août 2017

Shikanoko, la Princesse de l'Automne - Lian Hearn


Le masque de Shikanoko est brisé. Il retourne chez le sorcier de la montagne. Malgré les catastrophes et la bataille pour le trône du lotus, il espère retrouver Akihime, la princesse de l'automne, et l'enfant empereur.

xxx

A peine le premier tome terminé, je me suis jetée sur la suite. Pourtant je n'avais pas eu beaucoup de mal à lâcher le livre jusqu'ici, je ne l'ai pas trouvé addictif du tout, mais quelque chose dans l'ambiance m'empêchait de passer à un autre livre (pourtant j'ai des lectures bien plus urgentes !).

Dans ce deuxième tome, l'histoire se densifie, les personnages prennent du caractère et les mystères s'accumulent. On commence à comprendre la complexité de l'intrigue, alors qu'elle est pourtant amenée et décrite avec simplicité. On n'est plus dans la mise en place mais dans le coeur de l'action.

Même si ce livre est étiqueté "jeunesse", je continue à trouver qu'il n'en est pas vraiment. Le style permet d'aborder avec détachement des sujets qui ne le sont pas vraiment, mais ce n'est pas pour autant abordable pour tous les adolescents. 
D'un autre côté, j'ai lu de nombreux livres où un style trop simple m'empêchait de me projeter et d'être empathique envers les personnages, mais ici, et c'est là tout le talent de l'auteur, ce n'est pas le cas. Sa plume va à l'essentiel, sans être légère pour autant. Elle est comme inexistante, sans style, sans saveur, sans humour. On ne sent pas du tout la marque de l'auteur, ou celle d'un narrateur. On n'a que le nécessaire à l'histoire. Je ne sais pas par quel moyen elle y parvient, mais ça ajoute une qualité indéniable à cette oeuvre.

J'attends vivement la suite pour me faire un avis général sur cette série, mais pour l'instant elle ne fait que grandir dans mon estime.

lundi 24 juillet 2017

Shikanono, l'Enfant du Cerf - Lian Hearn


Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient "l'Enfant du Cerf". Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l'amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques...

xxx

Petite merveille que ce livre. Premier tome de la nouvelle saga préquel du Clan des Otori, L'Enfant du Cerf nous entraîne au coeur du Japon médiéval. Style léger, plume agréable à lire, descriptions faisant rêver, Lian Hearn nous entraîne avec une main de maître dans une aventure pleine de complots et rebondissements.

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé un univers presque familier. Non pas celui du Clan des Otori, que je n'ai jamais lu, mais cette fantasy nippone qui a une ambiance vraiment particulière. J'avais adoré La Trilogie de l'Empire de Raymond E. Feist et Janny Wurts et j'ai eu le sentiment de retourner dans le même monde.
Bien sûr, il n'en est rien, mais quand on n'est peu adepte de la culture japonaise comme moi, ça prête à comparaison.

On suit donc l'histoire de Shika au milieu de conflits politiques, meurtres et retournements de situation. Si la plume est vraiment agréable, ce livre n'en reste pas un tome d'introduction, et il a eu du mal à me captiver vraiment. Il manque quelque chose à l'histoire : un souffle de vie, un attachement réel aux personnages. Je l'ai survolé sans vraiment entrer dans l'univers.
Un premier tome très prometteur, mais loin d'être un coup de coeur.

Par contre, j'ai totalement flashé sur la magnifique édition, que ce soit celle du tome 1 seul, ou le rendu qu'auront les quatre tomes une fois la collection complétée !! Je trouve que là dessus l'éditeur, Gallimard, a fait des merveilles en conservant la couverture d'origine. Ca en fait un des plus beaux romans jeunesse de ma bibliothèque.

dimanche 23 juillet 2017

La Peur du Sage - Patrick Rothfuss


Une deuxième journée commence, Kvothe reprend son récit. La suite de ses études à l'Université, sa recherche d'informations au sujet des Chandrians qui ont massacré les siens, son amitié avec la douce Auri, ses querelles avec un petit noble suffisant, jusqu'au drame qui le force à quitter son univers et le jette sur les routes. Découvrez les premiers pas de Kvothe sur la voie qui mène à l'héroïsme et à la déchéance. Découvrez la vérité qui a créé la légende.

xxx

Ce livre, ce n'est pas une histoire avec un début, une quête, et une fin. C'est une succession de moments, un enchaînement de bouts de vie, de petites quêtes personnelles et intérieures.
C'est, finalement, le récit d'une vie dans tout son réalisme : le héros nait, meurt, et entre deux il vit sa vie dans sa continuité et dans l'ordre, en apprenant des choses, en faisant des erreurs.

Kvothe est humain. Un humain intelligent et doué, mais un humain, et le récit de sa vie est humain aussi. Il pourrait être chacun de nous. On ne nous vend pas une guerre qui se termine sur une grande bataille, mais si on a une bataille, on a aussi l'après, les blessures, les échos historiques des années après, la réputation du personnage et le poids des morts. L'histoire ne termine pas à la fin de la bataille, mais c'est là qu'elle commence : quand Kvothe est vieux, cassé et a perdu le goût à la vie. Et ce n'est pas un événement qui l'a rendu comme ça : c'est toute sa vie. Donc, forcément, quand il en parle, il reprend depuis le début...

Ce deuxième volume correspond à une nouvelle partie de sa vie. Je n'ai pas tout trouvé intéressant, mais là encore, est-ce qu'on peut dire que toute notre vie a été intéressante et digne de récits ? C'est cet aspect que j'aime particulièrement dans cette saga. On touche le réalisme (alors que finalement rien n'est réaliste là dedans), parce que le récit est lent, long, et qu'il s'y passe beaucoup de choses.

Sans hésitation, Les Chroniques du Tueur de Roi rejoint mon top 3 des séries de tous les temps, à savoir aux côtés de l'Assassin Royal de Robin Hobb (qui est même au niveau au dessus dans l'apprentissage et le récit de vie) et A Song of Ice and Fire de George R. R. Martin. Autant dire que Rothfuss, pour moi, côtoie les meilleurs.

mardi 23 mai 2017

Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (2017)




Nouvelle sortie cinématographique du célèbre réalisateur de Snatch, Arnaque Crime et Botanique ou encore les Sherlock Holmes avec Robert Downey JR., Le Roi Arthur est la nouvelle interprétation de la célèbre légende, façon blockbuster.

Rien qu'en voyant la bande annonce, on sait à quoi s'attendre : de l'action, de l'humour, et pas forcément un très grand respect de l'histoire d'origine. Peu importe, je suis allée au cinéma en acceptant ce point, me disant que ça allait être divertissant, et qu'on verrait bien. J'en suis sortie avec un avis grandement positif.

On commence par le moins bon ? le scénario. Il est très pauvre, fade, et franchement pas intéressant. Il faut dire qu'on sait tous comment ça termine. Il y a quelques trucs que je n'ai pas compris de par leur inutilité, mais on laisse passer. Ce qui m'a vraiment gêné, ce sont les changement inutiles qui ont trait à la légende. Par exemple *MINISPOILER* Mordred qui est beaucoup plus vieux de Arthur.... alors qu'il est censé être son fils. Pourquoi ne pas donner un autre nom au mage ? *FINDUSPOILER*

On ajoute à ça le fait que les personnages ne sont presque jamais nommés et qu'on ne sait pas qui est qui par rapport à la légende (je me suis spoilée d'ailleurs en cherchant le nom de l'actrice de Mage, qui visiblement n'est pas juste Mage.... mais qui a toujours été appelée comme telle), et voilà. On a fait le tour du moins bon. Pas grand chose quoi. Maintenant ce qui est bon : TOUT LE RESTE. Vraiment. 

Déjà, les décors ! L'esthétique du film est super travaillé, les paysages sont magnifiques. Il n'y a qu'à regarder la B.A. pour ça.
Ensuite, la musique. Pareil, cf la B.A.
Ensuite, la façon de filmer. Pareil.
Ensuite, l'humour. On a un film qui détend et qui fait rire.

On a donc un film à voir pour l'ambiance, l'esthétique, et pour se vider la tête. Il ne faut pas espérer la remplir avec quoi que ce soit (mis à part des images de la belle gueule de Charlie Hunnam). Donc même si l'avis final est mitigé, il penche vraiment du bon côté.

Si vous êtes amateurs de blockbusters, allez le voir. Si vous êtes pointilleux sur la légende, fuyez, pauvres fous !

dimanche 21 mai 2017

Ubik - Philip K. Dick


Entre la régression du temps et l'instabilité du monde des morts, Ubik est le piège final des réalités. Dans ce roman culte qui réunit tous les thèmes de la S.F., Philip K. Dick peint le portrait d'une humanité à l'agonie, dominée par la technologie. Pour Joe Chip, le héros spécialisé dans la traque des télépathes, la paranoïa et le doute sont les seules certitudes...

xxx

Ubik, c'est un peu le chef d'oeuvre absolu. Celui qu'on est déjà censé aimer avant de l'avoir ouvert, quand on aime la SF. Je l'ai toujours vu au rang des livres cultissimes, indispensables, etc. Donc j'ai commencé ma découverte de l'auteur à la réputation énorme, que ce soit en positif ou en négatif, avec sa "pépite".
L'auteur, déjà, a écrit un nombre énorme de romans et de nouvelles de science-fiction, dont un très bon nombre ont inspiré des chef-d'oeuvre du cinéma et de la télé de ces dernières années (Blade Runner, Minority Report, Total Recall, Le Maître du Haut-Chateau, pour ne citer qu'eux.). Il me paraissait impensable de n'en avoir lu aucun, donc j'ai remédié à cette grosse lacune.

Sauf que... ben ouais, quand on s'attaque à un morceau pareil, il y a toujours le risque d'en attendre trop et de passer à côté. Du coup, Ubik, j'en suis passée à des kilomètres. L'histoire m'a intéressée, mais j'ai eu du mal à y trouver le chef d'oeuvre que j'attendais. Je sens qu'il y est, pas loin, que je l'ai frôlé, mais je n'ai pas réussi à rentrer dedans. J'ai attendu trop de choses qui ne sont pas arrivée.

Eventuellement, il y a peut-être le côté matériel : quand je lis un livre dans une très vieille édition, j'ai tendance à me dire de base qu'il a mal vieilli. C'est idiot, c'est complètement faux, mais ça m'arrive. Donc est-ce que le fait de le lire dans une très vieille édition (celle que j'ai affichée au dessus) a influencé ma lecture ? probablement.

Cependant, je n'abandonne pas, et j'ai dans la foulée trouvé en brocante un autre de ses livres : Loterie Solaire, de même que j'ai ressorti son recueil de nouvelles Paycheck qui, je l'espère, me feront changer d'avis sur l'auteur. Ce qui est sûr, c'est qu'il aura le droit à une deuxième chance.

jeudi 11 mai 2017

♥︎ Le Jardin des Epitaphes, tome 2 : Aimez-moi - Taï-Marc Le Thanh



Pour Double-peine, Poisson-pilote et leur grand frère, le road trip se poursuit dans une Amérique dévastée. Direction San Francisco. Plus rien ne peut les arrêter : ils franchissent les obstacles avec force et optimisme, sûrs de retrouver bientôt leurs parents. Mais de douloureux souvenirs viennent hanter notre héros et anéantir ses certitudes. Et si la plus grande menace qui pesait sur sa famille était là, dans les terribles secrets qui surgissent du passé ?
La fin d'un périple mouvementé entre révélations, émotion et humour !

xxx

Il y a les livres qu'on aime. Il y a les livres qui nous changent, nous transportent, et il y a les livres qui ont l'air d'avoir été écrits pour nous. Le Jardin des Epitaphes est de ceux-là. Il mêle tellement de choses que j'aime que j'ai l'impression qu'il fait partie de mon univers, voir que j'aurais pu en écrire l'histoire (si je savais écrire).

Ce livre, c'est LE livre. Tellement que je suis incapable d'en parler correctement. D'ailleurs, noter un coup de coeur sur la pile qu'on a à la librairie, pour le conseiller, ça a été un enfer.

Suite directe du premier tome, Aimez-moi nous fait retrouver la fratrie dans leur voyage à travers les Etats-Unis. Ils ont laissé l'Europe derrière eux et se rapprochent de plus en plus de leurs parents. De nombreuses épreuves les attendent, à commencer par une de taille : la mémoire de Hypothénuse/Carnage/Pax (ou le héros qui n'a pas de prénom). Ses deux années de trou noir se comblent progressivement et pas de la manière la plus douce, sauf que les surprises ne sont pas agréables.
Les éléments que je trouvais un peu incohérents trouvent des réponses, plus ou moins plausibles. Mais qui dit monde futuriste dit que l'auteur fait ce qu'il veut. Quand des éléments me gênaient, je laissais passer, et ils trouvaient tout simplement leur explication plus tard. Cependant certains détails m'ont vraiment gênés par leur manque de réalisme, comme le fait que Double-Peine (dont j'ai oublié l'âge exacte mais qui doit avoir dans les 4 ans) soit capable de chanter du Aerosmith ou Teenacious D, mais ne comprend pas une phrase comme "my name is Sarah". Ou alors la facilité avec laquelle certains événements se développent.

Sauf que ce livre est un jeu-vidéo, du moins dans son ambiance. Encore une fois, les choix de l'auteur sont là pour ajouter une ambiance particulière à son livre, et ça a marché à 100%. Dans un livre aussi captivant que celui-ci, et aussi proche de tout ce qui m'inspire, je suis prête à laisser passer tous les petits défauts, et à les considérer comme des preuves de qualité irréfutables.

Autant le dire, je suis totalement aveuglée d'amour face à cette série.
Un gif pour l'ambiance à la MAD MAX.
Pour la référence à une chanson citée dans le tome 1.